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Antiquité, la Gaule dans l’Empire romain
Extrait de la brochure “Mâcon et ses monnaies – Des Gaulois à la Seconde Guerre mondiale” (voir onglet Librairie)
L’évolution des monnaies est un témoin des changements historiques et économiques. Avec la conquête de la Gaule, les monnaies romaines prennent le pas sur les monnaies celtes.
Ce nouveau système monétaire est plus complet car il comporte aussi bien des monnaies de valeur élevée, l’aureus en or, que des divisionnaires en argent, bronze et cuivre pour les échanges plus modestes.
Le IIIe s. est marqué par l’apparition de l’antoninien, instauré par Caracalla, dont le véritable nom était Antoninus. Cette monnaie, d’une valeur de deux deniers, est une innovation très importante, puisqu’elle permet de disposer d’une pièce d’assez grande valeur entre l’aureus et le denier. Celle-ci va perdurer jusqu’à la fin du système économique romain, entraînée par la chute de l’Empire.
Il est intéressant de noter que sous le règne de l’empereur Caracalla, le denier a un poids théorique de 3,38 g (1/96e de la livre romaine) et un titre de 50 % d’argent. De son coté l’antoninien a un poids de 5,04 g (1/64e de la livre). Ainsi, la valeur de l’antoninien fixée à 2 deniers est fictive car son poids correspond en réalité à 1,5 deniers. Cette dépréciation (valeur faussée), du denier par rapport à l’antoninien, va entraîner sa disparition. Les empereurs préfèreront frapper des antoniniens plutôt que des deniers. Par la suite, le poids et le titre de l’antoninien vont baisser.
Les deux pièces se différencient également par leurs iconographies. Sur l’avers de l’antoninien, l’empereur porte une couronne radiée, symbole des rayons du dieu soleil. L’impératrice est représentée par un portrait au-dessus d’un croissant de lune. Au contraire, les deniers conservent un avers orné d’un portrait ou d’un buste lauré. Le revers représente un dieu ou commémore un évènement politique important, telle une victoire de l’empereur.
Ces monnaies sont des documents historiques précieux qui nous permettent de certifier l’existence d’un souverain et de le replacer chronologiquement par rapport à ses prédécesseurs et ses successeurs. Cet outil servant à la fois l’économie et la propagande politique est le premier moyen de diffusion d’un changement de régime ou de chef. À l’avers, les portraits impériaux étaient pour les personnes de modeste condition la seule représentation connue de leurs élites. Le revers permettait quant à lui de rendre hommage à une divinité ou de rapporter des faits importants, à l’image des victoires militaires.
Classé dans : Histoire locale · Mots-Clés: antoninien, caracalla, denier, Gallo-romain, Macon, romain
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